Des jeans sans couture – quelle idée !!!

Pour un prix de vente oscillant entre 120 euros à 250 euros pour les modèles plus luxueux vendus en boutique, il assure proposer un pantalon digne "des plus grandes marques de haute couture". DR

A 30 ans, le jeune créateur français,Faical Marzouq, ambitionne de révolutionner l’univers du denim grâce à ses modèles de pantalons et jeans « sans couture ».

En denim, cuir d’agneau plongé ou tissu imprimé, chacune de ses créations ne comporte aucune couture visible sur les côtés ni à l’intérieur des jambes. Seule persiste une fermeture dans le dos, au niveau des fesses pour façonner le pantalon.

Résultat: « une seconde peau aussi confortable qu’un jogging qui allonge la silhouette et épouse parfaitement le corps de celui qui le porte », argumente Faical Marzouq, usant d’un indéniable bagout.

« Aussi confortable qu’un jogging »

Pour un prix de vente oscillant entre 120 euros à 250 euros pour les modèles plus luxueux vendus en boutique, il assure proposer un pantalon digne « des plus grandes marques de haute couture ».

Habillage intérieur en biais (sans aucune couture visible), sacs de poches et boutons rivés siglés, doubles passants, poches de dos brodées… le styliste a soigné les moindres détails des 30 modèles femme et 8 modèles homme qui feront partie de la prochaine saison été 2016.

Un prix attractif

« Chacune des grandes marques joue sur un argument fort: la broderie, le tissu, l’accessoire, le zip. On les a tous réunis dans un seul produit à la coupe révolutionnaire. C’est comme si l’on vendait une Maserati au prix d’une Clio », ajoute le jovial chef d’entreprise.

Pour se démarquer, il a choisi de baisser les prix: « Vendre un jean 300, 400 euros c’est beau mais c’est du vol. Surtout quand on sait que ce produit fini en usine sort entre 7 et 15 euros chez certains concurrents », s’insurge-t-il.

5 000 pièces par jour

Avec une capacité de production de 5.000 pièces par jour, tout droit sorties des usines d’assemblages de Ras Jebel en Tunisie, spécialisées dans le jean, la marque au logo pyramidal entend attaquer dans les prochains mois les marchés français, américain et coréen.

« Mes clientes l’attendent avec impatience », affirme de son côté Sylvia Causse, qui tient la boutique « Boulevard de la mode », à Narbonne. « C’est un produit innovant de conception française, avec en plus un vrai rapport qualité/prix. Je ne devrais pas avoir de mal à le vendre », ajoute cette dernière, qui parle de « coup de coeur » pour le produit et son créateur, « très à l’écoute ».

Premier atelier en 2011

Pourtant, rien de prédestinait cet autodidacte originaire de Savenès près de Toulouse, à emprunter le chemin de la mode. Orphelin et membre d’un fratrie de sept enfants, il avoue, sans en faire étalage, avoir grandi dans « une misère totale ». Après avoir multiplié les petits boulot de chauffeur, bagagiste ou majordome à Courchevel et Saint-Tropez, il monte en 2011 un atelier de création de jeans sur-mesure à Paris, après une formation de broderie.

Mais les financements tardent à venir. Sa persévérance se heurte à l’avis des professionnels. « On m’a répété que c’était impossible, que j’étais fou et qu’il fallait que j’arrête de rêver ».

Tissu clermontois

Une rencontre avec Sylvie Clauss, l’un des cofondatrices d’Ancestral Ground relance finalement le projet. Elle en parle à son frère, l’ancien champion du monde de cyclisme sur route, Luc Leblanc.

« En essayant le produit, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire. J’ai pris deux minutes pour réfléchir. J’ai pris mon sac et je suis allé chercher les contacts pour faire perdurer le concept », ajoute l’ancien sportif qui a mis sa « notoriété et une partie de sa vie » dans l’entreprise.

Pour l’heure, le trio tisse sa toile depuis Clermont-Ferrand, où sont installés les bureaux d’Ancestral Ground depuis qu’Exco, un cabinet d’expertise comptable et de conseil leur a fait confiance.

« Il méritait d’être épaulé »

« Ils méritaient d’être accompagnés. Tout est réuni pour ça fonctionne », estime Jean-Luc Beaughon, du cabinet Exco, qui les accompagne.

« Je ne connaissais pas Clermont-Ferrand. Mais, contrairement à d’autres régions, le tissu local clermontois est très réactif et de grande qualité », souligne encore Faical Marzouq, dont le succès ne semble plus, désormais, tenir qu’à un fil.

(Avec AFP)

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